En fait je devais écrire quelque chose qui pourrait être digne d'intérêt, quelque chose d'intelligent pour une fois, mais j'ai trouvé que le titre se suffisait à lui même.
Qu'est ce que je pourrais faire pour occuper la place ?
Parler des folles pensées que m'inspirent les hommes aux lèvres pulpeuses ? Non.
Parler du slam d'Imène au café St Denis ? Non.
Parler des problèmes de sommeil de Sandra ? Non.
De Georgia Nicolson qui fait son come back terrifiant ?
MMMh c'est tentant mais non (ne vous fiez pas au "à partir de douze ans" sur la couverture). Elle me fait rire, c'est un bon moment pour mes neurones fatigués, laissons nos cerveaux se dégourdir les pattes après les examens.
J'avoue: je suis une reliseuse compulsive, tous les étés je relis les mêmes livres. Enfin au moins quelques Harry Potter. Et les deux Bridget Jones (encore une fois NE VOUS FIEZ PAS AUX FILMS NOM DE DIEU). J'vous rassure, j'en lis d'autres aussi. Ce qui est bien avec les relectures, c'est qu'on sent le livre différemment à chaque fois.
Harry et moi on se connait depuis la sixième. Une fille m'avait conseillé de le lire, j'lui riais au nez genre "Ahahah c'est un truc pour gamins" (à l'époque, la chose n'était pas encore très connue, du moins c'était pas l'horreur que c'est maintenant). Bref, un jour je me retrouve dans une librairie, face aux trois premiers volumes. Je craque, j'ai envie de savoir ce que ça donne.
Le premier livre captive mes petits yeux de gosse de onze ans, je le dévore en deux jours. Le second me terrorise, l'histoire des voix, ca me rappelle mon côté Jeanne d'Arc (d'autant plus que je suis native de Rouen et que la clinique où j'ai vu le jour ne se trouve pas très loin de là où la Pucelle s'est fait cramer des pieds aux pointes des cheveux; il est donc possible que j'aie été contaminée par son fantôme ou quelque chose de cet acabit), ajoutez à cela le fait que je lisais ça la nuit, seule dans le grand lit de ma mère et que j'entendais les bruits sur le palier. J'étais électrique. Mon chien a dévoré le livre lui aussi. Bob avait dix mois, le livre deux semaines. Je l'avais payé avec mon maigre salaire d'enfant, les seaux de larmes furent de circonstance. On en a très vite racheté un, d'autant plus que je n'avais pas fini de le lire...
Le troisième volume, qui a été très longtemps en tête de mon Hit parade des Harry, m'a foutu la trouille encore plus que le deuxième. Mais c'était pas de la terreur ou de la vraie peur, j'étais angoissée. Angoissée par ces putains de détraqueurs, jles sentais figer mes entrailles, dès que le silence se faisait trop lourd, je faisais du bruit exprès, quand j'éteignais la lumière, je mettais une heure à m'endormir.
Je suis la seule personne à avoir angoissé en lisant Harry Potter...
Ce qui était bien dans ce livre, c'est surtout ma rencontre avec Sirius Black (oui oui).
L'air mystérieux, l'oeil en bataille et le cheveu vague, Sirius me fascinait, m'intriguait.
Et j'adorais particulièrement ce moment où les élèves devaient dormir dans la Grande Salle après que Sirius ait lacéré le tableau de la tour Gryffondor. J'adorais l'atmosphère très camp de réfugiés de luxe plongé dans l'inquiétude.
Vint le quatrième que j'attendais de pied ferme (elle est jolie cette expression). Il m'a enchantée bien sûr. Les films sont nazes, inutiles et infidèles (surtout les trois et quatre) (mais alors le trois, j'ai cru que j'allais tuer le réalisateur). Bref, comment condenser un pavé en deux heures trente trois heures de film pour faire rentrer du peuple dans les salles. Dans le film il manque toute l'atmosphère du tournoi, les elfes de maison qui sont passés à la trappe, il manque tellement de choses...
Puis le cinquième. Quand il est sorti, c'était vers Noël je crois, en tout cas on était en vacances. Je l'ai dévoré d'une traite sans dormir, deux jours de lecture intensive. Jme souviens j'avais même éteint la lumière pour faire croire à ma mère qui se levait que je dormais profondément alors que j'éclairais le livre avec mon portable. J'arrivais pas à en décoller mes yeux, je mangeais en le lisant, j'ai même pleuré pour Sirius dans mon bain. Et pas des larmes de fillette hein, c'était torrentiel.
Puis le sixieme tome, cette année. Une idiote a jugé bon de me glisser l'Evènement de la fin alors que je n'en étais qu'au dixième chapitre. Je vous assure, ça refroidit. Bon, il était bon aussi, même si j'aime pas la fin, le coup de la grotte, mais il était quand même très bon, surtout grâce aux cours de Deumbeuldaure. Ravie que je suis de voir les choses évoluer de cette manière entre Ron et Hermione. Jvous jure que si la Rowling en crève un des deux dans le septieme, je monte à Edimbourg et ça va mal se passer (la fille intimidante). Non mais depuis leur première rencontre dans le Poudlard Express, je SAVAIS qu'ils finiraient ensemble après moult malentendus. J'suis trop forte, merci. On m'appelle Hercule. (Poirot) (j'avais pas envie de dire Sherlock mais Poirot c'est pas trop classe comme nom, Hercule non plus me direz vous). J'avais même deviné qui était le meurtrier, le fou psychotique de Gothika, au bout d'une demi heure. D'ailleurs ceux qui m'ont dit que ce film était génial, mon dieu pendez vous tout de suite.
Et ben j'ai trouvé des choses à dire finalement. Même si tout le monde s'en fout, Fanny sera satisfaite, depuis le temps que je le disais que je ferai une déclaration à Harry. En fait c'est pas celui que j'préfère Harry, des fois il me saoule vraiment genre comme dans le cinquième quand il se la raconte un peu trop, dans sa tête je veux dire "Bouh oui mais c'est MOI qui ai affronté Voldemort trois fois, JE L'AI VU RENAÎTRE". Bonjour l'humilité.
La photo n'a rien à voir, et après tout, comme c'est un article sans but précis, on s'en cogne. Juste que j'ai envie de regarder Fight Club. Encore.
Une dernière chose: les gens qui lisent Harry Potter n'ont pas forcément la trousse, le cartable, le taille-crayons, le couvre-lit et la bouilloire Harry Potter.
