Il me fait rire, Kiedis avec ses petits mouvements de bras, on dirait moi quand je danse dans mon lit. Oui docteur, ça m'arrive fréquemment. Bon après cet écart égocentrique (ça commence bien), revenons à la chose: cette saleté de saumon m'a eue avec son argumentation revolver, elle a la phrase qui tue, elle m'a harponnée la première, m'a niquée, c'est foutu. Elle m'a fait apprécier les Red Hot.
L'oral est passé, je suis en vacances. (jpourrais en faire une chanson)
J'suis en manque de Londres. Et de l'Irlande. D'ailleurs j'comprends pas pourquoi tout le monde (tous ceux du voyage) disent que ça a été un fiasco total. Si on enlève les contraintes matérielles (genre le manque de bouffe, la maladie qu'on a tous chopée), j'ai trouvé ça bien moi. Bon évidemment certains n'ont pas aimé que Dublin ne soit pas LA cité cosmopolite de la muerte qui pue le fric à chaque coin de rue. Et je sais pas pourquoi la campagne irlandaise a été aussi critiquée, parce que VU L'HORREUR DE CAMBROUSSE DE MERDE DANS LAQUELLE ON VIT CERTAINS FERAIENT MIEUX DE REFLECHIR UN PEU AU LIEU DE LA JOUER BLASES DE LA VIE.
Ca m'énerve, genre les gens font un voyage pour critiquer, putain fallait pas venir alors. "Dublin c'est une ville uniforme, le seul truc qui varie c'est la couleur des portes". D'abord c'est partout comme ça. Y'a toujours une architecture dominante. Regardez Dreux bordel arrêtez de vous plaindre. (une vague de haine m'envahit je sais).
Bref, à part les conneries que j'ai pu entendre de part et d'autre "mon dieu le séjour est pourri je peux pas prendre de bain, ma vie est fichue je m'en remettrai jamais" / "si j'ai pas une salle de bains perso ca va être l'horreur" / "ah j'espère que la maison sera plus grande que cette horrible bicoque là" (bicoque = maison de taille normale, modeste). Bref à part ces élucubrations de "gosses de riches", j'ai adoré le voyage. Même les mauvais côtés.
Bien sûr, toutes les visites n'étaient pas intéressantes.
Bien sûr, Dublin n'est pas Londres et tant mieux.
J'adore la campagne irlandaise, c'est reposant pour les yeux, rien qu'à regarder les paysages défiler avec un peu de Ben Lee dans les oreilles, tu te sens limite de retour dans le liquide amniotique de ta mère, t'es en pleine communion avec la Nature, les astres, les éléments, TOUT. Tu le sais, tu formes un microscopique maillon de la grande chaîne de la vie et pourtant à ce moment là tu t'en fous de n'être qu'une poussière parce que... non j'arriverai pas à finir cette phrase. C'est trop dur. *se retire pour pleurer*
J'oublierai pas non plus le fait que j'me suis humidifié la face avec ce que je pensais être de l'eau fraîche (le tonneau plein d'eau me paraissait une oasis dans un désert dallé) mais qui était en fait un début de bière ou de whisky...
J'oublierai pas Artémis déambulant telle une enfant de la Nature à travers les bois, coupant à travers champs, voltigeant au-dessus des marais, escaladant les montagnes, dévalant les collines.
Ni la jolie brume qui entourait les arbres magnifiques dignes de figurer dans un film de Burton.
Ni cette soirée dans les bois de Bray et sur la colline du golf où régnaient de dangereux chiens de garde.
J'oublierai pas non plus la phrase tellement répétée qu'elle est devenue l'hymne du voyage. Pour vous épargner une vision dégradante des jeunes filles propres et polies qui m'ont accompagnée lors du séjour, je tairais cette phrase.
J'oublierai certainement pas le voyage du retour en bateau : à 20h déjà couchées avec Lola, malades comme des chiens. J'ai des nausées, le bateau tangue, la cabine est minuscule ca me déprime, je suffoque. D'un coup j'ai envie de vomir. Lola me suggère de vomir dans le sac où se trouve la nouvelle paire de bottes de Chloé, ma camarade de chambrée qui mord. (Sachez que cette jeune fille est fétichiste de la chaussure.) Je ris. Lola me suggère alors une liste de toutes les choses qui pourraient accueillir mon repas du soir. Ca me donne encore plus envie de vomir, je me rue sur le lavabo. (non j'ai jamais réussi à faire ca dans les toilettes, c'est une question d'éthique). Lola est morte de rire, la pauvre est fièvreuse, on va dire que ca lui donne une excuse pour ne pas compatir à ma souffrance intense. Deuxieme fois, je tremble tellement fort que j'arrache le truc qui fait tourner le robinet. Rigolade générale. Jme souviendrai bien sûr des conversations avec Lola de ce soir là. Et de ma claustrau. Et de Chloé à je ne sais quelle heure qui gueule "OH BORDEL C'EST FERME COMMENT JE VAIS FAIRE ?".
Et là je me demande pourquoi je vous ai parlé de l'affaire Vomito.
CLOUONS LA AU PILORI !
L'oral est passé, je suis en vacances. (jpourrais en faire une chanson)
J'suis en manque de Londres. Et de l'Irlande. D'ailleurs j'comprends pas pourquoi tout le monde (tous ceux du voyage) disent que ça a été un fiasco total. Si on enlève les contraintes matérielles (genre le manque de bouffe, la maladie qu'on a tous chopée), j'ai trouvé ça bien moi. Bon évidemment certains n'ont pas aimé que Dublin ne soit pas LA cité cosmopolite de la muerte qui pue le fric à chaque coin de rue. Et je sais pas pourquoi la campagne irlandaise a été aussi critiquée, parce que VU L'HORREUR DE CAMBROUSSE DE MERDE DANS LAQUELLE ON VIT CERTAINS FERAIENT MIEUX DE REFLECHIR UN PEU AU LIEU DE LA JOUER BLASES DE LA VIE.
Ca m'énerve, genre les gens font un voyage pour critiquer, putain fallait pas venir alors. "Dublin c'est une ville uniforme, le seul truc qui varie c'est la couleur des portes". D'abord c'est partout comme ça. Y'a toujours une architecture dominante. Regardez Dreux bordel arrêtez de vous plaindre. (une vague de haine m'envahit je sais).
Bref, à part les conneries que j'ai pu entendre de part et d'autre "mon dieu le séjour est pourri je peux pas prendre de bain, ma vie est fichue je m'en remettrai jamais" / "si j'ai pas une salle de bains perso ca va être l'horreur" / "ah j'espère que la maison sera plus grande que cette horrible bicoque là" (bicoque = maison de taille normale, modeste). Bref à part ces élucubrations de "gosses de riches", j'ai adoré le voyage. Même les mauvais côtés.
Bien sûr, toutes les visites n'étaient pas intéressantes.
Bien sûr, Dublin n'est pas Londres et tant mieux.
J'adore la campagne irlandaise, c'est reposant pour les yeux, rien qu'à regarder les paysages défiler avec un peu de Ben Lee dans les oreilles, tu te sens limite de retour dans le liquide amniotique de ta mère, t'es en pleine communion avec la Nature, les astres, les éléments, TOUT. Tu le sais, tu formes un microscopique maillon de la grande chaîne de la vie et pourtant à ce moment là tu t'en fous de n'être qu'une poussière parce que... non j'arriverai pas à finir cette phrase. C'est trop dur. *se retire pour pleurer*
J'oublierai pas.
La première soirée sur le bateau passée à donner un concert gratuit sur le pont.
La couette-couette ou "la mal baisée" qui nous servait nos croissants le matin. Tu décochais ton plus beau sourire pourtant, comme si rien ne pouvait te faire plus plaisir que de bouffer un croissant fade et dégueulasse sur une saleté de bateau qui tangue horriblement, et pourtant, rien, t'aurais souri au croissant, t'aurais eu plus de chances qu'il te le rende, ton sourire.
J'oublierai pas le sprint jusqu'au car avec Chloé, pour aller visiter la distillerie.
J'oublierai pas non plus le fait que j'me suis humidifié la face avec ce que je pensais être de l'eau fraîche (le tonneau plein d'eau me paraissait une oasis dans un désert dallé) mais qui était en fait un début de bière ou de whisky...
J'oublierai pas la bouffe immonde et les déjeuners identiques chaque jour (deux sandwiches faits de jambon industriel, de ce qu'ils appellent du beurre mais qui est en fait de la margarine, d'une barre chocolatée en guise de dessert et de l'eau du robinet), ni les trocs de fruits, chips et j'en passe.
J'oublierai pas les morsures de Chloé. Ni ma vengeance gnark gnark.
J'oublierai pas Artémis déambulant telle une enfant de la Nature à travers les bois, coupant à travers champs, voltigeant au-dessus des marais, escaladant les montagnes, dévalant les collines.
Ni la jolie brume qui entourait les arbres magnifiques dignes de figurer dans un film de Burton.
Ni cette soirée dans les bois de Bray et sur la colline du golf où régnaient de dangereux chiens de garde.
Ni la soirée dans la famille de Lola à regarder Pulp Fiction (enfin la première heure quoi) en VO avec le môme de la famille qui gueulait parce qu'il voulait pas dormir. Non je ne lui ai pas chanté de chanson -_-"
J'oublierai pas Marry Poppins en VO. Merveilleux. Deux pence deux pence DEUX PENCES CONNARD DONNE DEUX PENCE POUR LES PETITS OISEAUX. Juste un morceau de sucre.
J'oublierai pas les roulades dans l'herbe avec Fanny, ni ce MALENCONTREUX incident dont nous ne parlerons pas ici. Nous n'en parlerons nulle part d'ailleurs. Le parc était terrible n'empêche. Ouais, c'était un château à la base qu'on devait visiter mais comme d'habitude, au lieu de visiter le château avec tout l'intérêt qu'on est censé porter à la chose, j'ai préféré étudier le parc. Il faisait beau, les arbres étaient magnifiques, des jeunes irlandais jouaient au foot. Je suis irréprochable sur ce coup.
J'oublierai pas non plus la phrase tellement répétée qu'elle est devenue l'hymne du voyage. Pour vous épargner une vision dégradante des jeunes filles propres et polies qui m'ont accompagnée lors du séjour, je tairais cette phrase.
J'oublierai pas la prison de Kilmainham et son atmosphère bizarre.
J'oublierai certainement pas le voyage du retour en bateau : à 20h déjà couchées avec Lola, malades comme des chiens. J'ai des nausées, le bateau tangue, la cabine est minuscule ca me déprime, je suffoque. D'un coup j'ai envie de vomir. Lola me suggère de vomir dans le sac où se trouve la nouvelle paire de bottes de Chloé, ma camarade de chambrée qui mord. (Sachez que cette jeune fille est fétichiste de la chaussure.) Je ris. Lola me suggère alors une liste de toutes les choses qui pourraient accueillir mon repas du soir. Ca me donne encore plus envie de vomir, je me rue sur le lavabo. (non j'ai jamais réussi à faire ca dans les toilettes, c'est une question d'éthique). Lola est morte de rire, la pauvre est fièvreuse, on va dire que ca lui donne une excuse pour ne pas compatir à ma souffrance intense. Deuxieme fois, je tremble tellement fort que j'arrache le truc qui fait tourner le robinet. Rigolade générale. Jme souviendrai bien sûr des conversations avec Lola de ce soir là. Et de ma claustrau. Et de Chloé à je ne sais quelle heure qui gueule "OH BORDEL C'EST FERME COMMENT JE VAIS FAIRE ?".
Et là je me demande pourquoi je vous ai parlé de l'affaire Vomito.
J'arrête ?
J'arrête.
J'arrête.