50/ Tout s'effondre.

Shannyn Sossamon >
dans I hate you
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J e s u i s u n e b a n d e d e j e u n e s
A m o i t o u t s e u l
J e s u i s u n e b a n d e d e j e u n e s
J e m' f e n d s l a g u e u l e
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En vrac:
Les babines de mon chien laissent des trucs noirs sur la couette blanche de ma soeur, je suis incapable de faire le top 10 des mecs qui me font le plus fantasmer, ni même un top 15, j'ai un super nouveau pyjama trop mignon, mon gel douche à la grenade sent bon les vacances, ça tombe bien je suis en vacances, Tom Delonge a une nouvelle coupe horrible(précisons qu'il aime beaucoup se rendre ridicule), je cite notre conversation métaphysique avec Imène:
Moi: "LES CHEVEUX BORDEL GRAS ET LONGS C'EST QUOI CE BORDEL NOM DE DIEU DE SA RACE SA MERE LA PUTE"
Elle: "LA COUPE DE BOUFFON COMPTABLE DOMINE PAR SA BELLE MERE SURTOUT".

Mais il restera toujours LE Tom dans mon coeur. Vous entendez la musique des Feux de l'amour qui grésille dans vos esprits ingrats ? C'est normal.
Un philosophe, assis sur la comète, se disait: "TOM TOM TOM TON NOM RESONNE COMME UN TAM TAM QU'ON FRAPPERAIT AVEC UNE TOME DE SAVOIE OU UN HARRY POTTER TOME TROIS". Ainsi naquit la rime. Et la prose. Le même jour, si.
Quoi anachronismes ?

"Aïleeee be youuuur distraaaakkkktioooon". Imaginez la moue de la bouche. Imaginez la mèche brune en désordre suintant la bonne sueur de dur labeur. Imaginez la proximité des lèvres pulpeuses de la bête avec le micro. Je suis la bave serpentante d'Adèle.

Continuons dans l'information de première importance (celui qui a dit de seconde main se prendra la mienne dans la gueule). Comme tout le monde, j'ai succombé à Desperate Housewives, j'avais déjà vu les cinq premiers épisodes en VO à l'automne. Dans la VF, celui qui double le mari de Lynette, Tom (ce qui est un très bon prénom pour un mari...) double aussi Chandler BING, le jardinier de Gabrielle a la voix de Drazic, et Zachary a la voix française de Zach Braff (allez savoir pourquoi ils lui ont refilé une voix d'ado boutonneux). Oh Zach je t'aime.


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[ Début véritable de l'article ]
Plus ça va et plus je fantasme sur l'avenir. Londres. Des cheveux longs et souples. Un pub. Une guitare que je sais manipuler. Des gens qui mangent sans vraiment m'écouter chanter. Rentrer après les mini-concerts dans mon loft à l'écart de la ville. Un mec choupi m'accueillant avec des gnocchis gruyère fondu et beurre. Des galipettes sur le futon entre deux verres de lait. Un chat gris qui ronronne le matin pour me réveiller. Une grosse couette moelleuse. Un gros oreiller vert anis pour râler dedans. Une lumière de salle de bain qui ne nique pas les yeux. Une station de radio qui ne donne pas envie de devenir sourd. Une odeur de lilas dans le jardin. Le temps de lire pendant une bonne heure et demi chaque jour. Une bibliothèque et une discothèque à faire palir la médiathèque de Dreux (ce qui n'est pas bien difficile). Des journées à arpenter la ville, le mollet ferme et l'air décidé. Des après-midi dans les cafés à écrire sans relâche. Cette sensation d'euphorie et d'autosatisfaction après l'écriture. Des milliers de litres de lait. Des os en béton armé. Des escapades en Irlande et en Ecosse. Avec le choupi ou toute seule. Des voyages en train en veux tu en voilà. Des parcs magnifiques où bourdonnent frelons, guêpes, abeilles et autres nuisances qui me rendraient dingue, des mômes qui jouent dans un coin, des mamies qui font leurs mots croisés et leur sudoku tranquille peinard au soleil. Des musées, des expositions, des cinés, le théâtre oooh oui le théâtre avec Choupi (qui ressemblerait plus ou moins à ceci). Des tours du monde avec Choupi. Seuls puis avec les bébés Choupi. Comme ça ça fera de bons souvenirs. J'm'investirais dans des oeuvres humanitaires, un genre d'Angelina Jolie bis en moins jolie, moins riche, moins actrice, moins mince. On fera avec les moyens du bords.
Pas de bébé avant trente ans, mes vrais amis, vous que j'aime, rappelez moi de NE JAMAIS AVOIR DE MOUTARD AVANT TRENTE BALAIS. Merci.

Je m'étale.


La phrase d'Imène du jour: "J'ai des fourches dans les oreilles".
[ Fin véridique de l'article ]


I' m a p o o r l o n e s o m e y o u n g b a n d
I f e e l a l o n e
I' m a p o o r l o n e s o m e y o u n g b a n d
I b r e a k m y g u e u l e

# Posté le dimanche 16 avril 2006 16:21

Modifié le mercredi 19 avril 2006 18:12

49/ Adèle est romantique, parfois.

49/ Adèle est romantique, parfois.
|Pause musicale|


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There is an orchid someone gave me
Flat and pressed under the glass
It once was pink and vivid
But today its day has passed

Its brown leaf spread weak and thin
That orchid feels just like my bones and skin
Its heartbeat centre of its soul
Is now just furry shelter to protect it from the cold

Laid out flat for visual effect
Today i feel a lot like that
I put it in its frame eternal joy
And now its just another burned out toy

You should have seen the way
It slowly just decayed
I feel a lot like that orchid today

Ben Lee - Sally's orchid
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|Fin de la pause musicale|


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Un jour, jme marierai avec une guitare acoustique... Ou avec le guitariste qui va avec, allez savoir...
Check it out (j'ai toujours rêvé de le dire :P)

# Posté le dimanche 09 avril 2006 16:02

Modifié le samedi 13 mai 2006 14:47

48/ Celle qui ne supportait rien.

48/ Celle qui ne supportait rien.
Marché de fruits à Ho Chi Minh City, Vietnam.

L'Irlande dans moins d'un mois.
Aujourd'hui passage des TPE: on s'est fait déchirés comme les pires merdes que la Terre ait pondues. Pour me consoler (en général, quand les gens mettent des mots en italique, c'est pour spécifier que c'est ironique), j'écoute Pink. Alors que j'ai jamais de ma vie entière laissé mes oreilles traîner sur du Pink, c'est dire mon état. Ironie du sort, la chanson s'appelle My Vietnam, et là je ris, les yeux explosés par le manque de sommeil. Ca brûle. Mon TPE c'était sur l'impact des médias sur la population américaine lors de la guerre du Vietnam. Elle est chiante sa voix, brrrr dégage. Voilà c'était les deux minutes de ma vie accordées à Pink. Bail non renouvelable.
Ah voilà quelqu'un qui réconforte... Rien qu'à entendre la voix d'Alicia, si rassurante, j'me sens mieux d'un coup.

- I keep your picture beside my bed.
All right ?

- All right.
- And I still remember every little thing that you said.
All right ? Can I get 'all right' ?

- Yeah all right.

Je disais donc, avant qu'Alicia me déconcentre... Ah merde téléphone, Imène.
"Attends, c'est pas moi celle qui a été adoptée, j'ai la gueule de ma mère et des parties physiques de mon père" disait Imène... Je vous laisse réfléchir...

Je parlais du TPE à la base. Enfin pour expliquer l'état lymphatique dans lequel je me trouve, il est fort préférable de me pencher sur le commencement initial premier de ma journée désastreuse. (Comment elle s'la pète la meuf, relou). Bon je me lève en retard, parce que j'ai encore flemmardé au lit, y'a plus de jeunesse. Je glisse mon portable dans la poche minuscule de mon jean avant d'enfiler ma veste, attraper mon sac au passage, tel le pompier dans l'urgence, et courir en catastrophe dans la rue (et là on imagine un pas de course particulièrement dégradant pour la personne intègre que je suis) (les jambes arquées, le sac en bandouillère qui pend lamentablement d'un côté, une main qui enlève frénétiquement des lunettes pour les fourrer dans le sac qui fait toujours sa vie de son côté, et l'autre main qui lustre innocemment la crinère sauvage qui ondule raidement dans le vent). Quoi oxymores ?
Arrivée à l'arrêt de bus (qui est, il faut le préciser, à 50m de chez moi), je me rends compte que j'ai plus mon portable. Et je me souviens pas d'avoir clipé l'espèce de machin en cuir de la housse qui l'accroche aux fringues. Là je panique, mais le bus arrive, je saute dedans, sinon je suis en retard. J'essaie d'appeler ma mère avec le portable de Solène, pour qu'elle vérifie, mais je me trompe de numéro. La vérité est là: JE NE CONNAIS PAS MON NUMERO DE FIXE. Je me calme pendant le trajet, je mets Alicia à fond, Ben Lee, je ferme les yeux, je sens le soleil brûler mes paupières, je pense à la commande la Redoute qui arrivera la semaine prochaine, mes nerfs se détendent, la chaleur envahit mon corps, la douce voix de l'Australien me réchauffe... MAIS MERDE BORDEL MON PORTABLE QUOI !!!! (comprendre par là: "Mes textos marrants de Sandra, Imène et Adrien, pourquoi pourquoi tant de haine, j'ai pas eu le temps de les recopiiiiier"). Je pense à l'abominable psychopathe qui connaîtra tout des relations amicales d'Adèle C., 6 rue... Nogent Le Roi. Madre mia. J'suis contrariée, énervée, fatiguée, malade, quand je descend du bus, je sens une douce bise qui m'arrache les poumons, me retourne les cheveux (qui vont bien sûr se coller au plus profond de ma gorge. Les cheveux hein, bande de dégoûtants), m'envoie de la poussière dans les yeux (si la poussière réussit à franchir le rideau capillaire, ce que, miraculeusement, elle arrive à faire). Bref, j'arrive au lycée, toute décidée à emprunter le premier téléphone qui passe pour retenter le coup. Et là Ô joie je me souviens que dans le carnet de liaison, y'a sûrement le numéro de chez moi. Comme j'avais pensé juste et que mon Minipouce chéri est très serviable, j'appelle ma mère qui a les cheveux mouillés et qui veut savoir à quelle heure je rentre. Mère prévenue, y'a plus qu'à attendre midi, étant donné qu'elle peut pas m'appeler sur le portable que j'ai perdu pour me dire qu'elle l'a retrouvé...
Bref, on prépare le TPE, on fait pas grand chose, je m'endors à moitié, tout en stressant (j'aurais bien encore fait une paralysie du sommeil sur la table du CDI, faut pas croire), Leonhard m'emmerde comme toujours, il a même réussit à me vexer, une grande première. Bref j'avais envie de le massacrer, de dormir, d'écrire un texto à Imène pour déverser ma colère, mais sans portable c'est difficile, ce qui n'a fait que renforcer ma haine envers cette journée.
L'heure arrive, on passe, on stresse, on perd nos moyens, la prof d'Histoire qu'on aura l'année prochaine (en plus) nous aligne, et en bonne sadique en profite pour nous poser des questions les plus chiantes les unes que les autres. Heureusement que dans la note finale comprend aussi celle de l'oral blanc, parce que sinon je sais pas ce qu'il serait advenu de mon amour propre.

Bref, c'est dégoûtée que je rentre chez moi. Ma mère (qui est venue me chercher par surprise) me dit qu'elle n'a pas retrouvé le portable, ni dans la rue, ni dans la maison. La boîte à gant se prend un fatal kick qui l'ouvre. Ma mère râle. Je grogne. Je passe le temps du trajet à râler, à insulter la prof d'histoire odieuse et à gratifier "le connard qui a retrouvé mon portable" de pervers qui pourrait réussir à démenteler notre organisation mokienne ou pire encore. Rentrées à la maison, je me jette sur des réconfortants pourtant pas habituels chez moi : les Pimousses, ceux qui font baver et qui donnent envie de vomir au bout du troisième. C'est pour ça que j'aime que ceux au citron et au cassis. Bref, d'habitude c'est le pot de nutella qui en prend un coup.
Ma mère passe un coup de fil à la mairie : pas de portable. J'lui demande (très énervée, mâchonnant mes bonbons devant le truc de la 6 où tu as trois jours pour réparer les erreurs de ta vie) de faire opposition, elle arrive, m'arrache mes trois bonbons restants et passe le coup de fil. SFR doit me refaire une carte sim, qui arrivera au plus vite, le portable est bloqué, la vie est belle.
Pile quand ma mère raccroche, la porte sonne. Comme dans les films. Un monsieur qui habite au coin de ma rue dit "Je vois votre fille passer tous les matins. Ce serait pas à elle, le portable que j'ai retrouvé ?" et là il le sort. Mes yeux s'éclairent, mon cerveau vrombit, scandant "MES TEXTOS MES TEXTOS MES TEXTOS". Telle la grand mère kosovarde qui a perdu son dernier petit enfant et qui le retrouve enfin grâce à quelque âme charitable, je remercie le monsieur, limite je lui saute au cou... Je suis très expressive.

Maintenant, j'ai le coeur libéré, plus de TPE, les vacances la semaine prochaine, l'Irlande après... *les yeux éclatés s'éclairent le visage se fend en un large sourire la tête oscille au rythme de Stuck in the middle with you de Bob Dylan* (Solène Solène tu es ma reine).

Malgré tout le respect que je lui dois, David Bowie fait peur.

# Posté le mercredi 05 avril 2006 13:16

Modifié le samedi 13 mai 2006 14:46

47/ La narcoleptique est amie avec une paralysée du sommeil.

J'ai fait l'étrange expérience de la paralysie du sommeil hier.
Je suis gentiment allée me coucher sur le coup de 22h, pour téléphoner à Imène en toute sérénité. J'avais un peu le cafard, mais Imène, par son oreille attentive ("Attends, j'ai envie de popo") m'a remonté le moral comme personne. Bref, sa ligne devait couper à minuit pour des raisons techniques. Quand cela fut fait, j'ai éteint ma guirlande Ikea avec des jolies étoiles rouges, j'ai fait taire Tom (Delonge) et j'me suis mis en posture dodo (sur le ventre, un bras sous l'oreiller, tournée vers le mur).

Et là j'ai entendu un petit bruit, comme un bruissement, alors que j'étais en train de partir dans le merveilleux voyage du subconscient. J'ai eu une frayeur subite et j'me suis auto-insultée de conne, j'ai pensé que la télé ne me profitait pas trop. Je sentais comme la présence d'une femme, j'me suis mise à penser que c'était pas la première fois que j'la ressentais, que c'était une vieille maison, c'était donc plus ou moins normal. Le bruissement venait de mon imagination.
Et puis bam! c'était comme si un mec s'était assis sur le bas de mon dos. J'continuais dans mon déni "Pf mais Adèle n'importe quoi ma pauvre fille, retourne toi et respire !". Mais j'pouvais plus bouger, impossible, no posible, nada, niet. Pire, plus ça allait, moins j'arrivais à respirer, plus le poids s'alourdissait.
J'entendais du bruit dans la chambre de ma mère et mon beau père, des portes qui s'ouvraient, la voix de ma mère. Je saurai pas si c'était un effet de mon imagination, mais j'ai commencé à stresser comme une folle quand j'ai vu que j'arrivais même pas à parler. J'essayais d'appeler ma maman, comme une bonne petite fille de sa mère que je suis, mais rien, pas un son, je ne pouvais ni bouger, ni parler, ni respirer. Jme disais "J'suis en train de me faire étouffer par un trouduc qui existe même pas et ma mère quand elle verra que j'suis morte demain matin, non non j'veux pas ! Ca se trouve ils vont lui faire du mal à elle aussi".
Et en même temps, je repensais à une émission que j'avais vue qui parlait des gens qui pensaient avoir subit des phénomènes paranormaux dans leur sommeil (enlèvements par des aliens, pour la plupart ^^). Ils expliquaient que c'était un effet du cerveau, un état dans lequel il se mettait dans la phase transitoire entre le conscient et le subconscient. Alors j'essayais de me rassurer, mais le poids continuait d'augmenter et ma respiration se coupait totalement. En même temps, je sentais comme quelque chose de pointu, d'acéré, qui s'enfonçait dans ma peau, juste à côté de la colonne vertébrale.
Quand ça s'est terminé (j'dirais bien que ça a duré cinq à dix minutes mais j'en sais rien, ça a pu durer une minute aussi), j'me suis endormie presque directement.

C'est un miracle que je m'en sois souvenue. Peut être parce que cette fois-ci, ça faisait vraiment mal.

*Les causes habituellement associées à la paralysie du sommeil sont la fatigue, le stress, l'anxiété, un changement soudain dans les habitudes quotidiennes (déménagement, changement de travail) ou une mauvaise hygiène de sommeil (horaires de sommeil irréguliers, siestes).*
[Merci à Adrien, pour son soutien et son empathie :P]

Etant donné que j'suis un condensé de tout ça, faut pas s'étonner.
J'suis quand même heureuse de ne pas en être à ce point là (qui ressemble au point de non-retour) : "Quand ca me le faisait j'avais une vision qui venait en même temps je voyais une espèce de tête de démon avec des gros couteaux de cuisine pour couper la viande juste a côté de la tête du démon au début c'était horrible mais j'ai fini par m'y habituer et au jour d'aujourd'hui quand ça m'arrive, c'est vraiment bizarre car parfois c'est comme si je sortais de mon corps je me trouve juste a côté de mon lit et je sens comme une répulsion comme si le fantôme se trouvait juste en face de moi et essayait de m'impressionner, c'est un peu comme un combat et là je me fais violence, je résiste et je pense très fort "mais casse toi espèce de CONN*RD tu crois que tu me fais peur !!!" et là il finit par s'en aller."

J'me sens normale moi, avec mon mec assis sur le dos.

# Posté le samedi 18 mars 2006 08:32

Modifié le samedi 13 mai 2006 14:45

46/ Le retour de l'Impératrice.

46/ Le retour de l'Impératrice.
Call me back when word is that she's gone / Cat like thief she stole air from my lungs / Leave me standing on this lonely grave / I dug it out in case she turns away / Don't leave... Don't leave her.
*Box Car Racer & Tim Armstrong - Cat like thief*

J'ai pas écrit d'article plus tôt, parce que j'en avais pas envie, tout simplement.

Je crois que même grâce aux efforts dévoués d'Imène, je ne verrai pas Brokeback Mountain. Encore un. Ce sera pas la première fois, mais ce sera la dernière, j'y compte bien.

C'est marrant, en ce moment j'analyse (encore) les gens. Leurs comportements sentimentaux surtout. Depuis mon prof d'anglais qui a dû subir de graves traumatismes psychologiques pour être aussi mesuré dans ses propos et pour faire autant attention à la manière dont les gens qui l'écoutent vont prendre ce qu'il dit jusqu'à mes propres réactions, aussi incontrôlées et retenues soient elles.
Le plus frappant, c'est que tous sont plus paumés les uns que les autres. Ceux qui sont en couple et qui ne sont pas vraiment amoureux, ceux qui sont seuls et qui veulent désespérément trouver des bras où se réfugier, ceux qui sont seuls et qui veulent le rester, ceux qui sont amoureux mais qui ne se lancent pas, ceux qui sentent la fin d'un amour proche, ceux qui voient leurs sentiments s'éteindre et qui savent plus quoi faire, etc...
Rares sont ceux qui sont vraiment contents de leur sort.
Et pourtant.

Au milieu de tout ça, j'sais plus vraiment ce que je veux. Enfin si, j'l'ai toujours su, mais je comprendrai jamais ce besoin idiot de vouloir à tout prix trouver quelqu'un. Quand je parle d'un besoin idiot, c'est le besoin purement sexuel qu'on essaie de masquer en besoin affectif.
Tous ces gens qui sortent ensemble sans trop savoir pourquoi, juste parce qu' "il est pas vilain" et pour tromper son ennui.

J'arrive pas à faire ça. Certains qualifieraient ça de rigidité émotionnelle, de coeur de pisse-froid, alors que d'autres diraient que c'est juste avoir des valeurs, et que c'est bien, de nos jours, d'avoir des valeurs.

Moi j'sais juste que j'aimerais bien, oui, avoir quelqu'un avec qui j'pourrais passer mes heures (privilégiées) de solitude. Quelqu'un de proche, et pas que sexuellement. Quelqu'un qui me laisserait mon air vital, qui penserait pas que l'amour n'est qu'une question de terrain à garder. On regarderait des films et il rirait de me voir fondre en larmes à la fin, quand Maximus part rejoindre sa défunte famille, ou quand Sam pleure toutes les larmes de son corps quand Andrew repart à Los Angeles, le temps d'une ellipse.
Il fermerait les yeux quand il écoute de la musique et m'interdirait de faire du bruit, il sourirait au moment le plus jouissif du morceau et reprendrait sa conversation, l'air de rien.
Il serait pas très démonstratif, mais il aurait pas besoin de l'être, il saurait que les mots ont moins de valeur que les actes. Il aurait pas usé de ce que je qualifie "drague relou" pour m' "avoir", ça se serait juste fait progressivement.
Il essayerait pas de me materner, d'entamer mon procès à chaque phrase de travers, il me regarderait juste l'air de dire "Arrête tu m'saoûles" et je comprendrais, je culpabiliserais et j'fermerais bien fort ma bouche.
Il aurait un humour des plus déplorables et j'aurais pas peur de lui sortir les pires énormités et mieux encore, il renchérirait. J'aurais pas peur non plus de faire ces espèces de craquages psychologiques (que seules Imène et Grosse ont eu le "loisir" de connaître), il rirait juste et me dirait que j'ai besoin de sommeil, jl'enverrais bouler et il m'embrasserait.
Il se vexerait pas pour un oui ou pour un non, il comprendrait que j'dis beaucoup de choses sans les penser vraiment, que j'ai une espèce de diarrhée verbale qui m'empêche d'avoir des relations normales avec les gens.
Il me ferait découvrir des choses et moi j'dirais que c'est génial, même si j'trouve ça bof dans le fond, j'trouverais ça vraiment grandiose. Ce serait pas mentir, pas dans ce cas là. Lui il se moquerait de moi, avec tous mes divins, de Moka à Mou et Heath Ledger, en passant par Johnny Depp et Ewan Mc Gregor.
Il aurait une grande capacité à supporter toutes les histoires connes qui peuvent sortir de ma bouche et il aurait un tas d'anecdotes à me raconter, on regarderait des téléfilms allemands tous les deux, juste parce qu'on aurait la flemme d'aller jusqu'au truc de location de dvd (qui est pourtant à 50m de chez moi), on se conseillerait des lectures, on n'irait en ville que pour se promener ou pour s'asseoir par terre chez les disquaires et les libraires.
Il apparaîtrait fort, presque insensible, arrogant pour les autres, et je serais la seule à connaître ses failles. Et j'aimerais ça. Et lui ne s'en rendrait pas compte.


Euh, il se pourrait bien que j'sois un peu partie en vrille là. Oh et puis merde, faites comme si j'avais rien dit. Mais donc, je disais, si c'était pour CE mec là, bien sûr que mon indépendance, j'la braderais, mais certainement pas pour une subite envie, pour un mec qui me plait vite fait physiquement, pour qu'il comble un manque quelconque. J'aime pas utiliser les gens, et j'me rends compte que c'est plutôt monnaie courante dans les relations affectives. C'est bien triste.

J'ai regardé 9 semaines et demi avec ma mère. Oui le film avec Kim Basinger et Mickey Rourke, celui que je pensais indigne d'intérêt. Il était pas si mal, même si j'me suis dit dès le début "Ca va mal finir, ces conneries". Y'a quelques scènes que j'trouve mignonnes, d'autres un peu improbables (c'est surtout ce que je me dis qui est stupide. Tenez. Y'a une scène où ils font l'amour en bas de marches qui donnent sur la rue. Il pleut pas mal et une gouttière leur projette une tonne de flotte. Ma mère a dit "Les marches, c'est pas ce qui se fait de plus confortable." et moi j'ai pensé "Les infections qu'ils ont dû chopper après ça"...). En fait, c'est surtout la fille, elle est vraiment bête parfois. Et soumise surtout. Mais j'aime bien la réalisation, les images sont belles et la lumière est presque toujours bien. Cependant j'aimerais qu'on m'explique quelque chose.
La scène du strip-tease, avec "You can leave your hat on" en musique d'accompagnement, j'la trouve pas sensuelle moi (contrairement à ce que disent les téléspectateurs d'après M6) (eh oui, jregarde Génération hit) (c'est pas de ma faute, après y'a Oune Dosse Tresse, c'est pour patienter quoi). Bref, elle est mignonne-rigolote la scène, mais pas sensuelle à mon sens.

Et ben, ça faisait du temps que j'avais écrit, ça se remarque...

# Posté le mardi 14 mars 2006 18:29

Modifié le samedi 13 mai 2006 14:39