Appel à témoins - ceci n'est pas un article.

Bon, n'y allons pas par quatre chemins.

Le mardi 3 octobre, Bercy, concert de Placebo. Qui fut un des moments les plus forts de ma vie (ouais ils ont pas joué longtemps, non ils n'ont pas parlé plus que ça mais est-ce qu'on leur demande de nous faire un brin de causette ou de nous faire vibrer, rêver, voleter, papilloner ? Bref, et la prochaine fois que j'entends un commentaire sur les cheveux rasés de Brian, je sors la bombe H vous êtes prévenus) (bon sang qu'est ce qu'on s'en fout : ce sont des cheveux).

Venons-en au sujet qui m'amène (m'échoue ?) ici: je veux absolument, par tous les moyens possibles et imaginables retrouver un jeune homme. Venu tout seul. Juste derrière trois bouffones dans la file (vers 15h je crois): une grande blonde sexy aux cheveux bouclés et deux petites brunes coconnes. Une des coconnes (moi en l'occurence) chantait à tort et à travers tout et n'importe quoi, incommodant sûrement ses camarades de concert, déjà gelés par l'attente. Le jeune homme en question a passé le set de Placebo à nos côtés et je l'ai à vrai dire perdu à la sortie (avant d'avoir les précieuses informations nécessaires pour le contacter). Bon ça peut paraître banal et cliché (s'il y a d'autres qualificatifs comme "pathétique", "ridicule" ou même "atrocement humiliant" qui vous viennent, je les accepterai avec joie) mais on (et je, plus particulièrement) aurait vraiment voulu le connaître.

Sait-on jamais informations utiles (ou pas): Lola (la blonde sexy) (ne le nie pas) a agité longuement une écharpe rouge au début du concert, le jeune homme en question repartait en train, j'ai fouetté bon nombre de visages avec mon espèce de tas de cheveux informes regroupés en queue de cheval, le jeune homme a littéralement explosé sur Taste in men (et on le comprend), a été fort charitable avec Fanny (la brunette sans frange). Et là j'ai plus d'idée.



Bon, c'était un message désespéré et désespérant.
Le concert était magnifique, peu importe le reste du public (que j'ai trouvé fort grossier envers Emilie Simon, entre les "Casse-toi" et les "à poil", j'me suis demandé où ils avaient appris le respect, surtout que c'était vraiment sympathique comme interlude), j'suis entrée en transe plusieurs fois (avec au final un goût de trop peu mais bon...), résultat: je vendrais mon petit frère pour y retourner. N'importe où. N'importe quand.

Pitié, si jamais ce jour arrive, jouez Pierrot the clown, Passive agressive, Hang on to your IQ, Bruise pristine, Commercial for Levi, Burger Queen, Teenage Angst... Voilà ce qu'on pourrait faire (quoi je peux plus m'adresser à Brian maintenant ?) (ou à Steve ou Stephan, peu importe du moment que le message passe). Quelques jours avant ledit concert, avec Lola on vous faxe une liste de chansons impératives. Un bon deal non ? Avec toute notre gratitude en échange.



Merde en tout cas, si le jeune homme se reconnait, si quelqu'un connait un mec qui serait allé voir Placebo tout seul, écrivez-moi sur fade.away@hotmail.fr.

Merci bien.

# Posté le jeudi 05 octobre 2006 16:43

Modifié le jeudi 01 février 2007 17:34

60/ Find yourself another place to fall.

Je veux voir Paris je t'aime (voir magnifique photo). Et Tideland, et aussi le prochain film avec Ewan Mc Gregor dont j'ai oublié le nom.

A part ça, je crois que c'est mon dernier article ici. Marre de la forme des skyblogs, de la pub débile qu'on y reçoit, des gens qui font semblant de sympathiser à la "nous sommes les meilleurs amis du monde" juste parce qu'ils ont chacun un blog et que ces blogs se ressemblent un peu dans le thème ou l'écriture. Marre de Skyblog, ca va faire trois ans je crois.
Et puis en fait, ça m'ennuie de raconter ma vie ici, c'est mieux de le faire au téléphone. Ce que j'aime bien dans le concept du blog, c'est le relire après. Constater qu'on a changé, en bien ou en mal, peu importe mais suivre son évolution c'est important. Un petit Rousseau light (allégé en égocentrisme et en parano) vit en moi (non pas que Jean Jacques et moi ayons fricoté ensemble). D'ailleurs il me semble qu'il était assez vilain ( . ) en effet, il l'était.
Peut-être que j'écrirai encore de temps en temps ici, qui sait. Comme disent nos amis les hommes (genre la rejetée Célibattante) "Souvent femme varie" (non en fait c'est mon beau père qui dit ça, il est un peu machiste -la dernière fois j'ai dit masochiste à la place de dire machiste, bizarrement, ma crédibilité en a perdu un peu de son panache- sur les bords, mais rien de bien méchant).

BREF.
60/ Find yourself another place to fall.

# Posté le lundi 10 juillet 2006 16:48

Modifié le lundi 10 juillet 2006 20:10

59/ "Attends saumon... Au dessus de mon bureau il y a 5 paquets de mouchoirs... et jme suis mouchée dans Agrippa d'Aubigné..."

59/ "Attends saumon... Au dessus de mon bureau il y a 5 paquets de mouchoirs... et jme suis mouchée dans Agrippa d'Aubigné..."
En fait je devais écrire quelque chose qui pourrait être digne d'intérêt, quelque chose d'intelligent pour une fois, mais j'ai trouvé que le titre se suffisait à lui même.



Qu'est ce que je pourrais faire pour occuper la place ?
Parler des folles pensées que m'inspirent les hommes aux lèvres pulpeuses ? Non.
Parler du slam d'Imène au café St Denis ? Non.
Parler des problèmes de sommeil de Sandra ? Non.
De Georgia Nicolson qui fait son come back terrifiant ?
MMMh c'est tentant mais non (ne vous fiez pas au "à partir de douze ans" sur la couverture). Elle me fait rire, c'est un bon moment pour mes neurones fatigués, laissons nos cerveaux se dégourdir les pattes après les examens.

J'avoue: je suis une reliseuse compulsive, tous les étés je relis les mêmes livres. Enfin au moins quelques Harry Potter. Et les deux Bridget Jones (encore une fois NE VOUS FIEZ PAS AUX FILMS NOM DE DIEU). J'vous rassure, j'en lis d'autres aussi. Ce qui est bien avec les relectures, c'est qu'on sent le livre différemment à chaque fois.

Harry et moi on se connait depuis la sixième. Une fille m'avait conseillé de le lire, j'lui riais au nez genre "Ahahah c'est un truc pour gamins" (à l'époque, la chose n'était pas encore très connue, du moins c'était pas l'horreur que c'est maintenant). Bref, un jour je me retrouve dans une librairie, face aux trois premiers volumes. Je craque, j'ai envie de savoir ce que ça donne.

Le premier livre captive mes petits yeux de gosse de onze ans, je le dévore en deux jours. Le second me terrorise, l'histoire des voix, ca me rappelle mon côté Jeanne d'Arc (d'autant plus que je suis native de Rouen et que la clinique où j'ai vu le jour ne se trouve pas très loin de là où la Pucelle s'est fait cramer des pieds aux pointes des cheveux; il est donc possible que j'aie été contaminée par son fantôme ou quelque chose de cet acabit), ajoutez à cela le fait que je lisais ça la nuit, seule dans le grand lit de ma mère et que j'entendais les bruits sur le palier. J'étais électrique. Mon chien a dévoré le livre lui aussi. Bob avait dix mois, le livre deux semaines. Je l'avais payé avec mon maigre salaire d'enfant, les seaux de larmes furent de circonstance. On en a très vite racheté un, d'autant plus que je n'avais pas fini de le lire...
Le troisième volume, qui a été très longtemps en tête de mon Hit parade des Harry, m'a foutu la trouille encore plus que le deuxième. Mais c'était pas de la terreur ou de la vraie peur, j'étais angoissée. Angoissée par ces putains de détraqueurs, jles sentais figer mes entrailles, dès que le silence se faisait trop lourd, je faisais du bruit exprès, quand j'éteignais la lumière, je mettais une heure à m'endormir.
Je suis la seule personne à avoir angoissé en lisant Harry Potter...

Ce qui était bien dans ce livre, c'est surtout ma rencontre avec Sirius Black (oui oui).
L'air mystérieux, l'oeil en bataille et le cheveu vague, Sirius me fascinait, m'intriguait.
Et j'adorais particulièrement ce moment où les élèves devaient dormir dans la Grande Salle après que Sirius ait lacéré le tableau de la tour Gryffondor. J'adorais l'atmosphère très camp de réfugiés de luxe plongé dans l'inquiétude.

Vint le quatrième que j'attendais de pied ferme (elle est jolie cette expression). Il m'a enchantée bien sûr. Les films sont nazes, inutiles et infidèles (surtout les trois et quatre) (mais alors le trois, j'ai cru que j'allais tuer le réalisateur). Bref, comment condenser un pavé en deux heures trente trois heures de film pour faire rentrer du peuple dans les salles. Dans le film il manque toute l'atmosphère du tournoi, les elfes de maison qui sont passés à la trappe, il manque tellement de choses...

Puis le cinquième. Quand il est sorti, c'était vers Noël je crois, en tout cas on était en vacances. Je l'ai dévoré d'une traite sans dormir, deux jours de lecture intensive. Jme souviens j'avais même éteint la lumière pour faire croire à ma mère qui se levait que je dormais profondément alors que j'éclairais le livre avec mon portable. J'arrivais pas à en décoller mes yeux, je mangeais en le lisant, j'ai même pleuré pour Sirius dans mon bain. Et pas des larmes de fillette hein, c'était torrentiel.

Puis le sixieme tome, cette année. Une idiote a jugé bon de me glisser l'Evènement de la fin alors que je n'en étais qu'au dixième chapitre. Je vous assure, ça refroidit. Bon, il était bon aussi, même si j'aime pas la fin, le coup de la grotte, mais il était quand même très bon, surtout grâce aux cours de Deumbeuldaure. Ravie que je suis de voir les choses évoluer de cette manière entre Ron et Hermione. Jvous jure que si la Rowling en crève un des deux dans le septieme, je monte à Edimbourg et ça va mal se passer (la fille intimidante). Non mais depuis leur première rencontre dans le Poudlard Express, je SAVAIS qu'ils finiraient ensemble après moult malentendus. J'suis trop forte, merci. On m'appelle Hercule. (Poirot) (j'avais pas envie de dire Sherlock mais Poirot c'est pas trop classe comme nom, Hercule non plus me direz vous). J'avais même deviné qui était le meurtrier, le fou psychotique de Gothika, au bout d'une demi heure. D'ailleurs ceux qui m'ont dit que ce film était génial, mon dieu pendez vous tout de suite.

Et ben j'ai trouvé des choses à dire finalement. Même si tout le monde s'en fout, Fanny sera satisfaite, depuis le temps que je le disais que je ferai une déclaration à Harry. En fait c'est pas celui que j'préfère Harry, des fois il me saoule vraiment genre comme dans le cinquième quand il se la raconte un peu trop, dans sa tête je veux dire "Bouh oui mais c'est MOI qui ai affronté Voldemort trois fois, JE L'AI VU RENAÎTRE". Bonjour l'humilité.

La photo n'a rien à voir, et après tout, comme c'est un article sans but précis, on s'en cogne. Juste que j'ai envie de regarder Fight Club. Encore.
Une dernière chose: les gens qui lisent Harry Potter n'ont pas forcément la trousse, le cartable, le taille-crayons, le couvre-lit et la bouilloire Harry Potter.

# Posté le jeudi 06 juillet 2006 22:37

Modifié le jeudi 31 mai 2007 14:20

58/ Salmon very very very formidable.

58/ Salmon very very very formidable.
Juste pour dire:

C'EST NOTRE ANNIVERSAIRE DE DEUX ANS AVEC SAUMON MI ESPOSA :D






C'est tout.
Mais c'est very very very beaucoup.
Parce que Saumon elle est very very very formidable.
Parce que tous les 28 de chaque mois on dégustera un saumon aux chandelles very very very bon.
Et parce que Saumon quand elle était petite elle était very very very choupi.
Et parce qu'on s'est very very very mariées à Londres.
Par un prêtre very (j'suis sûre que vous avez compris) gay.
Et que notre lune de miel on va la faire dans une tente à Barcelone à la lueur du réchaud à gaz.
Et ça c'est very very very romantique.
Et que chez nous la saumonnerie c'est avant tout une question de fidélité.
Et parce qu'elle achète ses pizzas chez Domino et qu'elle aime ca.
Que c'est une grande stressée de la vie et qu'elle me réveille à l'aube (11h ?) pour que j'la rassure pour son oral. "Allô ?" (se gratte la fesse gauche en fixant un point imaginaire) "Ouisaumonc'estmoi,dist'avaispristes TEXTES D'ACCOMPAGNEMENT TOI ?"
Parce qu'elle dit les "s" comme une vraie espagnole, même en parlant français. Elle est pas espagnole.
Parce qu'on peut parler de tout avec elle, pas seulement de mecs (mais un peu quand même). Politique, musique, cinéma, meurtre d'araignées, dissimulation de cadavres, Bobby et sa couronne, Pinpin et ses excursions dans le garage, Minette qui est choupinette, crise d'hystérie, rêves idiots, télé (même les choses les plus honteuses) (au fait je balance: Imène a regardé un téléfilm avec des Indiens qui s'appelaient Petite fleur de printemps dansant dans la prairie ou presque) ("et elle a kiffé ?") (ouais !)... Revenons à Saumon.
Parce que c'est une boule de feu ahah et que des fois elle fait peur un peu.
Parce que c'est une handicapée du sentiment et que ca tombe bien moi aussi.
Parce que j'aime tellement lui parler d'Anthony Padilla pendant des heures. Et de Heath Ledger. Et de Tom Delonge. Ewan Mc Gregor. Natalie Portman. Et l'été on fantasme sur Hayden Christensen.
Parce que j'ai envie de parler Yoda encore avec elle. Parce qu'aussi elle était tellement anéantie par l'épisode trois qu'elle en rêvait et qu'il fallait qu'elle y pense avant de dormir sinon elle y arrivait pas. Et que c'était aussi mon cas.
Parce que Maître Andras et Maître Nadela obligent, on est faites l'une pour l'autre.
Et parce que j'aime tellement ses questions existencielles (aidez-nous : Pourquoi John Frusciante a ses chemises en boule en sortant de l'hotel ? Emettez des hypothèses nous vous supplions, pour le bien de l'Humanité, pour l'ecosysteme, pour les Teenage Mutant Ninja Turtles) (oh oui).
Parce que cette conne, à chaque fois que je veux me coucher tôt, elle arrive à me faire rester jusqu'à 4h du mat sur le net.



Parce que merde bon sang j'la saumonne c'te meuf t'as vu.

# Posté le mardi 27 juin 2006 21:46

Modifié le mardi 27 juin 2006 21:56

57/ Tell me baby what's your story ( . )

57/ Tell me baby what's your story ( . )
Il me fait rire, Kiedis avec ses petits mouvements de bras, on dirait moi quand je danse dans mon lit. Oui docteur, ça m'arrive fréquemment. Bon après cet écart égocentrique (ça commence bien), revenons à la chose: cette saleté de saumon m'a eue avec son argumentation revolver, elle a la phrase qui tue, elle m'a harponnée la première, m'a niquée, c'est foutu. Elle m'a fait apprécier les Red Hot.
CLOUONS LA AU PILORI !



L'oral est passé, je suis en vacances. (jpourrais en faire une chanson)
J'suis en manque de Londres. Et de l'Irlande. D'ailleurs j'comprends pas pourquoi tout le monde (tous ceux du voyage) disent que ça a été un fiasco total. Si on enlève les contraintes matérielles (genre le manque de bouffe, la maladie qu'on a tous chopée), j'ai trouvé ça bien moi. Bon évidemment certains n'ont pas aimé que Dublin ne soit pas LA cité cosmopolite de la muerte qui pue le fric à chaque coin de rue. Et je sais pas pourquoi la campagne irlandaise a été aussi critiquée, parce que VU L'HORREUR DE CAMBROUSSE DE MERDE DANS LAQUELLE ON VIT CERTAINS FERAIENT MIEUX DE REFLECHIR UN PEU AU LIEU DE LA JOUER BLASES DE LA VIE.

Ca m'énerve, genre les gens font un voyage pour critiquer, putain fallait pas venir alors. "Dublin c'est une ville uniforme, le seul truc qui varie c'est la couleur des portes". D'abord c'est partout comme ça. Y'a toujours une architecture dominante. Regardez Dreux bordel arrêtez de vous plaindre. (une vague de haine m'envahit je sais).
Bref, à part les conneries que j'ai pu entendre de part et d'autre "mon dieu le séjour est pourri je peux pas prendre de bain, ma vie est fichue je m'en remettrai jamais" / "si j'ai pas une salle de bains perso ca va être l'horreur" / "ah j'espère que la maison sera plus grande que cette horrible bicoque là" (bicoque = maison de taille normale, modeste). Bref à part ces élucubrations de "gosses de riches", j'ai adoré le voyage. Même les mauvais côtés.

Bien sûr, toutes les visites n'étaient pas intéressantes.
Bien sûr, Dublin n'est pas Londres et tant mieux.
J'adore la campagne irlandaise, c'est reposant pour les yeux, rien qu'à regarder les paysages défiler avec un peu de Ben Lee dans les oreilles, tu te sens limite de retour dans le liquide amniotique de ta mère, t'es en pleine communion avec la Nature, les astres, les éléments, TOUT. Tu le sais, tu formes un microscopique maillon de la grande chaîne de la vie et pourtant à ce moment là tu t'en fous de n'être qu'une poussière parce que... non j'arriverai pas à finir cette phrase. C'est trop dur. *se retire pour pleurer*

J'oublierai pas.

La première soirée sur le bateau passée à donner un concert gratuit sur le pont.

La couette-couette ou "la mal baisée" qui nous servait nos croissants le matin. Tu décochais ton plus beau sourire pourtant, comme si rien ne pouvait te faire plus plaisir que de bouffer un croissant fade et dégueulasse sur une saleté de bateau qui tangue horriblement, et pourtant, rien, t'aurais souri au croissant, t'aurais eu plus de chances qu'il te le rende, ton sourire.

J'oublierai pas le sprint jusqu'au car avec Chloé, pour aller visiter la distillerie.

J'oublierai pas non plus le fait que j'me suis humidifié la face avec ce que je pensais être de l'eau fraîche (le tonneau plein d'eau me paraissait une oasis dans un désert dallé) mais qui était en fait un début de bière ou de whisky...

J'oublierai pas la bouffe immonde et les déjeuners identiques chaque jour (deux sandwiches faits de jambon industriel, de ce qu'ils appellent du beurre mais qui est en fait de la margarine, d'une barre chocolatée en guise de dessert et de l'eau du robinet), ni les trocs de fruits, chips et j'en passe.

J'oublierai pas les morsures de Chloé. Ni ma vengeance gnark gnark.

J'oublierai pas Artémis déambulant telle une enfant de la Nature à travers les bois, coupant à travers champs, voltigeant au-dessus des marais, escaladant les montagnes, dévalant les collines.
Ni la jolie brume qui entourait les arbres magnifiques dignes de figurer dans un film de Burton.
Ni cette soirée dans les bois de Bray et sur la colline du golf où régnaient de dangereux chiens de garde.

Ni la soirée dans la famille de Lola à regarder Pulp Fiction (enfin la première heure quoi) en VO avec le môme de la famille qui gueulait parce qu'il voulait pas dormir. Non je ne lui ai pas chanté de chanson -_-"

J'oublierai pas Marry Poppins en VO. Merveilleux. Deux pence deux pence DEUX PENCES CONNARD DONNE DEUX PENCE POUR LES PETITS OISEAUX. Juste un morceau de sucre.

J'oublierai pas les roulades dans l'herbe avec Fanny, ni ce MALENCONTREUX incident dont nous ne parlerons pas ici. Nous n'en parlerons nulle part d'ailleurs. Le parc était terrible n'empêche. Ouais, c'était un château à la base qu'on devait visiter mais comme d'habitude, au lieu de visiter le château avec tout l'intérêt qu'on est censé porter à la chose, j'ai préféré étudier le parc. Il faisait beau, les arbres étaient magnifiques, des jeunes irlandais jouaient au foot. Je suis irréprochable sur ce coup.

J'oublierai pas non plus la phrase tellement répétée qu'elle est devenue l'hymne du voyage. Pour vous épargner une vision dégradante des jeunes filles propres et polies qui m'ont accompagnée lors du séjour, je tairais cette phrase.

J'oublierai pas la prison de Kilmainham et son atmosphère bizarre.

J'oublierai certainement pas le voyage du retour en bateau : à 20h déjà couchées avec Lola, malades comme des chiens. J'ai des nausées, le bateau tangue, la cabine est minuscule ca me déprime, je suffoque. D'un coup j'ai envie de vomir. Lola me suggère de vomir dans le sac où se trouve la nouvelle paire de bottes de Chloé, ma camarade de chambrée qui mord. (Sachez que cette jeune fille est fétichiste de la chaussure.) Je ris. Lola me suggère alors une liste de toutes les choses qui pourraient accueillir mon repas du soir. Ca me donne encore plus envie de vomir, je me rue sur le lavabo. (non j'ai jamais réussi à faire ca dans les toilettes, c'est une question d'éthique). Lola est morte de rire, la pauvre est fièvreuse, on va dire que ca lui donne une excuse pour ne pas compatir à ma souffrance intense. Deuxieme fois, je tremble tellement fort que j'arrache le truc qui fait tourner le robinet. Rigolade générale. Jme souviendrai bien sûr des conversations avec Lola de ce soir là. Et de ma claustrau. Et de Chloé à je ne sais quelle heure qui gueule "OH BORDEL C'EST FERME COMMENT JE VAIS FAIRE ?".

Et là je me demande pourquoi je vous ai parlé de l'affaire Vomito.

J'arrête ?
J'arrête.

# Posté le mardi 20 juin 2006 18:32

Modifié le mercredi 28 juin 2006 09:58